A quoi bon apprendre à se défendre contre une agression extérieure hypothétique tout en s'infligeant une agression interne bien réelle et quotidienne ?

“ Notre vision de l’art martial : à quoi bon se préserver des autres si on se détruit soi-même pendant des années de pratique ? ”

Le paradoxe de l'autodestruction : à quoi bon apprendre à se défendre contre une agression extérieure hypothétique tout en s'infligeant une agression interne bien réelle et quotidienne ?
Même si "ça bouge moins" et que "ça défoule moins" que les trucs à la mode, nous assumons notre point de vue :
Evitons les pratiques qui détruisent le cerveau à force de chocs répétés, ou qui vous mènent directement à la prothèse de hanche pour cause de coups de pieds spectaculaires mais destructeurs pour votre propre santé.

Exemples documentés par la médecine (encore une fois, chacun fait ce qu'il veut, ces exemples n'ont pour vocation que d'expliquer nos propres choix) :
Le MMA est bien connu pour l'effet destructeur sur le cerveau. Surtout ... avec des gants ! Le cerveau flotte dans le liquide céphalo-rachidien. Lors d'un impact violent à la tête, il ne subit pas seulement le coup direct, il subit un phénomène d'accélération/décélération brutale et de rotation. Ce mouvement crée des lésions axonales diffuses et des commotions cérébrales. À force de subir des impacts répétés, parfois même sans qu'il y ait de K.O. net, les protéines Tau s'accumulent anormalement dans le cerveau. C'est ce que l'on appelait autrefois la "démence du boxeur". Les symptômes, qui apparaissent souvent des années après la fin de la carrière, sont dévastateurs :
- Pertes de mémoire et déclin cognitif.
- Changements de personnalité, irritabilité et dépression sévère.
- Troubles moteurs (tremblements, problèmes d'équilibre).
On s'aperçoit aujourd'hui que ces lésions n'affectent pas uniquement les professionnels entrainés à haute dose (Idem pour le rugby amateur ).
Le karaté Shotokan, surtout dans sa pratique moderne et occidentale intensive, est célèbre pour envoyer un nombre impressionnant de pratiquants (parfois dès la quarantaine ou la cinquantaine) sur la table d'opération pour une coxarthrose précoce et une prothèse de hanche. C'est un grand classique.

Trop souvent, la recherche de l'efficacité martiale à court terme ou l'accumulation d'entraînements traumatisants (chocs répétés, postures forcées sans respect de la bio-mécanique, tension nerveuse constante) usent le corps prématurément.

Un art martial qui détruit le corps n'est pas viable sur le long terme.

Si à 40 ou 50 ans un pratiquant souffre d'arthrose invalidante ou de douleurs chroniques dues à sa pratique, l'art a échoué dans sa mission première de préservation de la vie. La véritable maîtrise réside dans la capacité à générer de la puissance et de la structure sans ruiner ses propres articulations, ses tendons ou son énergie vitale.

L'approche purement "externe" et brute mise souvent sur la force physique, la vitesse athlétique et le conditionnement traumatique. C'est une approche efficace dans la jeunesse, mais qui montre vite ses limites avec l'âge et use l'organisme.

L'approche "interne" cherche l'alignement, le relâchement profond, l'utilisation de la structure osseuse et des fascias plutôt que la force musculaire superficielle. Le but est de nourrir le corps (Yang Sheng) tout en développant une force paradoxale et durable.


Vous connaissez une personne intéressée par les arts martiaux chinois entre Grenoble et Chambéry ? N'hésitez pas à partager !




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